La lutte armée

LES MAQUIS

Le salut au drapeau à croix de Lorraine au maquis des Glières. (Association des rescapés des Glières).

«Revenu au pouvoir en avril 1942, Pierre Laval, après avoir constaté l'échec de «la relève» -la majorité des Français ne s'étant pas laissé prendre à cette fiction du «retour de nos prisonniers», moyennant le départ volontaire d'autres esclaves pour le Reich-, instaure, le 4 septembre 1942, le Service du travail obligatoire ( ...)

Les maquis vont se créer, se multiplier, s'armer, cependant que la Resistance à la relève, puis au S.T.O, va rapprocher les différents mouvements. (...)

A partir du moment où les ouvriers qui refusent la «relève», puis les réfractaires au S.T.O., gagnent les campagnes, se terrent dans les fermes, créent des maquis, une union paysans-ouvriers cimentera les forces éparses.»

« La Résistance »

LES GLIÈRESLES GLIÈRES

«Quelques maquis donnèrent lieu à de veritables batailles. Ainsi, à 1400 m d'altitude, cinq cents maquisards environ tenaient le plateau des Glières. Ils furent attaqués en février 1944 par les forces de Vichy, formées de gendarmes, de gardes mobiles, de Waffen S.S. et de miliciens. L'attaque échoua. mais le chef du maquis, le lieutenant Morel, avait été tué. Les Allemands prirent alors l'affaire en mains, employant près de cinq mille hommes, dont deux groupes d'artillerie de montagne, dix autos-mitrailleuses et de l'aviation. L'attaque commença le 18 mars; la résistance des maquisards dura quatorze jours. La plupart furent tués, -soit dans les combats, soit exécutes (près de deux cents)-.»

LE VERCORSLE VERCORS

«Dans le Vercors, plusieurs milliers de maquisards avaient été rassemblés au mois de juin 1944, d'après l'idée, qui se révéla malheureuse, de constituer en plein coeur de France une sorte de réduit fortifié. Ils tinrent en échec une division allemande de montagne - la 157-. Mais, mal munis d'artillerie et privés de tout concours aérien, ils furent assaillis en plein centre du plateau par des S.S. descendus de planeurs (fin juillet 1944). Du moins avaient-ils retenu des forces allemandes importantes au moment des combats de Normandie. Les Allemands se vengèrent de leur pertes en incendiant les villages et en exécutant les blessés.»

LE MONT MOUCHETLE MONT MOUCHET

Dans le Massif central, il fallut une division allemande, appuyée par la Luftwaffe, pour venir à bout des maquisards qui s'étaient rassemblés dans la région du mont Mouchet, à la suite d'une véritable mobilisation régionale. Les Allemands perdirent un millier d'hommes et dix chars Panther.

LA VIE DANS LES MAQUISLA VIE DANS LES MAQUIS

«Vivre dans les bois, dans des masures délabrées, souffrir du froid, de l'isolement et parfois de la faim incitait souvent au découragement. Si de nombreuses complicités s'offraient dans la population, sans lesquelles les maquis n'auraient pas pu vivre, les paysans étaient aussi souvent méfiants à l'égard de garçons qui n'étaient pas du pays, et les inévitables délations, génératrices d'attaques surprises, contraignaient les maquisards à de fréquentes, fatigantes et dangereuses migrations. L'encadrement des hommes fut longtemps défectueux, et les armes trop rares. Les tortures, les exécutions sommaires étaient le sort réservé aux prisonniers.»

L'IMPORTANCE DES MAQUIS L'IMPORTANCE DES MAQUIS

«Les maquis réussirent à faire régner parmi les Allemands un état d'esprit fait d'incertitude et de crainte; ils ont fortement contribué à les démoraliser par leurs coups de main, leur aptitude à se reformer plus loin alors qu'on les croyait détruits. Ils accomplissaient parfois des exploits dont le retentissement était grand, telle l'occupation de Oyonnax par les maquis de l'Ain, de Romans-Petit, le 11 novembre 1943. Ils appliquaient aux amis de l'ennemi une justice expéditive et redoutable. Quand la Libération provoqua la levée générale, les maquis furent le creuset où vinrent s'amalgamer les Forces françaises de l'intérieur et d'où partirent les unités de la nouvelle Armée française.»

H. MICHEL

LA FORMATION F.F.I.LA FORMATION F.F.I.

Le 1 février 1944, les Forces françaises de l'interieur (F.F.I.) furent créées officiellement, sous la direction du général Koenig. Les formations militaires de tous les organismes ( A.S.), ( F.T.P, etc.) se fondirent en principe dans les F.F.I., avec un commandement unique à l'échelon national, regional et départemental.

L'action des F.F.I. fut capitale au moment du débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, et dans la suite des opération, le général De Gaulle, aussi bien que Churchill et Eisenhower, ont reconnu l'aide inappréciable aini apportée aux alliés. En particulier, ce sont 80 000 F.F.I. qui, au mois d'août 1944, vont être chargés de «liquider» les forces allemandes restées dans les «poches» bretonnes. En deux mois, ils firent 20 000 prisonniers.

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