La Libération

LE PREMIER DÉPARTEMENT LIBÉRÉ: LA CORSE

«La libération de la Corse, de septembre 1943 au 4 octobre, fut un présage de bon augure pour l'ensemble de la Résistance, puisqu'elle s'effectue avec ses seules forces. L'opération fut combinée par la Résistance intérieure corse, animée principalement par le Front National, appuyée par des troupes débarquées du sous-marin Casablanca, échappé au sabordage de la flotte de Toulon pour rejoindre les Français libres.»

«La Résistance»

LA LIBÉRATION DE PARIS

Après l'attentat des généraux contre Hitler, le 20 juillet 1944, après l'échec allemand en Normandie, après le débarquement de Provence avec les troupes de de Lattre de Tassigny le 15 août, le moral allemand faîblit. Les armées soviétiques ont occupé la Bulgarie et la Roumanie. Elles stoppent sur la Vistule. Le 15 août 1944 partent de Paris les derniers convois de deportation (l'ultime convoi partira de Loos-les-Lille le 2-9-44).

Le 18 août, à Paris: grève genérale, occupation de bâtiments administratifs, d'usines, barricades, tandis que se perpètrent les dernières exécutions... comme celle de 35 jeunes au bois de Boulogne ou celle des cheminots de Romainville. Les différentes instances de la Résistance se concernent pour lancer l'appel à l'insurrection (appel déjà lancé par le commandement du F.T.P.). L'insurrection éclate. Dans tous les quartiers s'affrontent forces allemandes et F.F.I. La préfecture de police, occupée grace à un groupe franc du F.N. entrainé par un inspecteur de police résistant, est occupée, avant le signal de l'insurrection. Des S.S. attaquent dans l'après-midi. Après une situation confuse, trêve demandée par le consul norvégien Nordling, refusée par certains groupes résistants, RolTanguy, chef des F.T.P. de l'Ile-de-France, envoie un émissaire demander aux Américains une colonne de secours --dans la crainte que le général commandant les forces allemandes à Paris, Von Choltitz, n'obéisse aux ordres de Hitler, et ne détruise Paris. Le 21 aout, à minuit, l'émissaire Gallois-Cocteau affronte le géneral Panon, qui reproche aux Parisiens d'avoir déclenché l'insurrection «sans ordre».

Cependant, la division du genéral Leclerc est autorisée à marcher sur Paris. Le 25 août, Von Choltitz signe, à la gare Montparnasse, l'acte de capitulation, qui porte les noms du géneral Leclerc et du colonel Rol-Tanguy comme symbole de l'union des deux volets de la Résistance. Ce jour-là, F.F.I. et F.F.L. libèrent ensemble les derniers points chauds: la République, le Palais-Bourbon, le Luxembourg. Le général de Gaulle, après avoir reçu Leclerc et Rol à la gare Montparnasse, va s'installer rue Saint-Dominique.

Le 25 au soir, à l'hotel de ville, tandis que sonnent toutes les cloches de Paris, de Gaulle déclare: «La République n'a jamais cessé d'être. Moi-même, Je suis président du gouvernement de la République. Pourquoi irais-je la proclamer?».

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