Charles de Gaulle

Naît à Lille en 1890 d'une famille de petits aristocrates et de bourgeois catholiques du Nord. Il se destine très tôt à la carrière militaire et entre à l'Ecole de Saint-Cyr. Pendant la guerre de 1914-1918, il est blessé à trois reprises et fait prisonnier. Passionné par les problèmes stratégiques, il publie trois ouvrages: Le Fil de l'épée (1932), Vers l'armée de métier (1934), La France et son armée (1936) où il préconise une guerre de mouvement menée par une armée de métier et dont le pivot serait les divisions blindées. Complètement opposées à celles que défend l'état-major, les idées de de Gaulle trouvent peu d'audience chez les hommes politiques. Le jeune colonel les met pourtant en garde contre des erreurs qu'il considère comme mortelles pour le pays. Seul Paul Reynaud prête une grande attention à ses avertissements

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Pendant l'offensive allemande de mai-juin 1940, la division cuirassée qu'il commande se bat courageusement et inflige des pertes sérieuses à l'ennemi. Le 5 juin, Paul Reynaud le fait entrer au gouvernement comme sous-secrétaire à la Défense et à la Guerre alors qu'il vient d'être promu général. Le 17 juin, à l'annonce de l'armistice, l'honneur lui commande de désobéir; il s'envole pour Londres où, dès le lendemain, sa voix devient celle de la Résistance.

Organisateur de la France libre, chef du Gouvernement provisoire de la République française, il démissionne en janvier 1946, car il estime que le nouveau régime établi en France ne lui permet pas de gouverner. Il se retire dans sa propriété de Colombey-les-Deux-églises où il rédige ses Mémoires de guerre.

En 1958, les menaces que la guerre d'Algérie fait peser sur la République interrompent sa «traversée du désert». Rappelé aux affaires du pays, de Gaulle installe un nouveau régime, la Ve République. ll accorde l'indépendance aux colonies africaines de la France et met fin à la guerre d'Algérie. Réélu président de la République au suffrage universel en 1965, il doit faire face à la crise de mai 1968 qui affaiblit son prestige. En 1969, les Français refusent les réformes qu'il propose. ll démissionne et se retire définitivement à Colombey où il meurt en 1970.

«La seconde guerre mondiale», Pierre, M. et Wieviorka, A., Casterman

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